Logo MYARO FRANCE

QUI SOMMES-NOUS ?

LA RENCONTRE QUI A FAIT NAÎTRE MYARO

Le début de l'histoire.


Les associations MYARO (MYARO-France et MYARO-Madagascar) ont été pensées il y a six ans par leurs fondateurs au cœur des hauts plateaux malgaches. Un chantier de construction commençait dans un village encore rural, Ambohibe, proche du cinquième arrondissement de la ville d’Antananarivo. Ce lieu du territoire de la commune d’Ankadikely Ilafy se trouve sur la face nord de l’une des douze collines sacrées historiques de la capitale malgache. Les premiers jalons s’implantent. Trois jeunes enfants, très jeunes, approchent, timidement. C’est le milieu de la matinée. Ils devraient être à l’école. L’espoir de grapiller quelques petites pièces l’emporte. En échange d’un bidon d’eau puisé dans la rizière, d’un peu de bois pour faire du feu, ils pourraient récupérer peut-être assez, pour chercher un fruit, un beignet… Cet espoir-là dépasse celui d’apprendre à lire, il laisse le ventre creux ! De toute façon, plus tard, pour fabriquer des briques ou faire du gravier, savoir lire, c’est inutile… Alors ils insistent. Chantal les voit, bien sûr, comment faire autrement ? Tout au fond de son sac, elle retrouve un simple petit gâteau, encore dans son emballage. Elle leur offre. Aussitôt partagé entre eux, sans en perdre la moindre miette, le papier est négligemment abandonné : "Attention, les enfants, si tout le monde jette n'importe où les papiers comme vous faites, l'endroit sera sale très vite ! - Ah oui, il faut faire attention à la planète…" Que peut bien vouloir dire « attention à la planète » quand il est plus important de chercher une petite pièce que d’apprendre à lire ? Cette réflexion faite, le ressort de la démarche était posé !
·

Notre premier projet.


" L'éducation doit viser à favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant, le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de ses potentialités " (article 29 de la CIDE, Convention Internationale des Droits de l'Enfant, adoptée à l'unanimité le 20 novembre 1989 par l'assemblée générale des Nations Unies) Une cinquantaine d’enfants du village ont rejoint les premiers. Un premier jardin pédagogique MYARO, a fait ses débuts dans un local mis provisoirement à disposition par la commune. On y a partagé, avant toute autre chose, les goûters (encadrés sous contrôle sanitaire strict). Ces goûters ont été l’occasion d’échanger, de réfléchir ensemble, pour créer « quelque part » ce jardin qui assurerait une récolte satisfaisante. Sur la base d’images et de livres simples, ou par écran interposé, les échanges orientés par les encadrants sur le projet de jardin (tiers-lieu nourricier) l’ont fait imaginer. Un terrain a été convenu après échange avec les parents. La mise en œuvre de l’équipement lui-même s’est fait en collaboration avec les enfants, toujours partie prenante, autant pour sa réalisation que pour son entretien et son exploitation. Le partage institué lors des goûters s’est ainsi prolongé. La réalisation et l’apprentissage, par les principes découverts au moyen des supports mis à disposition et des techniques appliquées concrètement, ont été récompensés par les premières récoltes. L’expérience n’a pas manqué de s’inscrire dans l’esprit de nombre de jeunes participants, d’y faire éclore une nouvelle manière de se projeter, plus autonome, moins immédiat.
·

Un espace collaboratif.


Ce jardin, un espace nécessairement de type collaboratif, devait bien sûr être protégé d’éventuels vandalismes ou dégradations, mais en évitant le recours à l’habituelle clôture « en dur », tellement contradictoire avec le caractère ouvert à cultiver. Un défi du même ordre était sa mise en œuvre qui nécessitait un encadrement participatif rigoureux, mais sans « rigidité ». L’accès à l’eau aussi fut une contrainte, vite avérée difficile à surmonter sans une large adhésion du village. « Il faut tout un village pour élever un enfant » dit le proverbe. Mais « collaboratif » entendait encore la double identité de MYARO, à la fois « de Madagascar » et « de France ». Des actions menées avec ce double sens ont été concrétisées par de passionnants échanges virtuels entre jeunes enfants, mutuellement des plus enrichissants, notamment grâce à la remarquable collaboration de plusieurs enseignants. Puis de jeunes adultes de France ont fait le voyage, ont contribué à l’animation. Et là encore, l’apport fut réciproque.
·

Après le jardin.


Très vite, une question s’est faite insistante : comment arrêter à l’enfance, se limiter aux plus jeunes et à douze ans ? D’autant que les plus grands collaboraient déjà à de petits travaux ! Très naturellement est arrivée l’idée du chantier éducatif, le prolongement naturel du jardin. A douze ans, souvent, la vie bascule. Travail pénible, précaire, mariage précoce, passent pour une fatalité… refusée par certains, mais rarement. Arrêter l’accompagnement à l’âge de douze ans aurait été semblable à un abandon disqualifiant la première démarche. La suite, « du jardin pédagogique au chantier éducatif » est donc venue d’elle-même, en toute logique. L’appui naturel de ce prolongement est venu de la grande expérience de formateurs professionnels des fondateurs. Solidement ancrée dans le plan de l’éducation « non formelle », MYARO propose désormais un accompagnement du jeune enfant jusqu’au jeune adulte.
·

Par la suite ?


De véritables formations professionnelles sont mise en œuvre en collaboration avec des organismes reconnus. .